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Alita : Battle angel : le manga Gunnm selon James Cameron

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C’est dans trois jours, le 13 février 2019, que le film Alita : Battle Angel, cosigné par James Cameron et Robert Rodriguez, sort sur les écrans français. Comme son titre ne l’indique pas, Alita est l’adaptation du manga Gunnm, de Yukito Kishiro. Publié en 1990 au Japon, édité en France par Glénat à partir de 1995 (neuf tomes), il est l’un des grands titres du mouvement cyberpunk, où il côtoie d’autres poids lourds comme Bubblegum Crisis (Toshimichi Suzuki, 1987) ou Ghost in the Shell (Masamune Shirow, 1989), également adapté au cinéma, en 2017.

L’intrigue de Gunnm se situe au XXVIe siècle. Dans la lignée de cette science-fiction mondiale très pessimiste qui, de Mad Max à Blade Runner en passant par Soleil Vert et bien d’autres, décrit un futur cauchemardesque, déshumanisé et hyperviolent, le manga raconte l’histoire initiatique de Gally, une jeune cyborg. Dans ce monde qui fait froid dans le dos, l’élite de la population vit dans la cité flottante de Zalem. La Terre n’est alors plus qu’une vaste décharge à ciel ouvert, où s’entassent les déchets de Zalem et où une humanité décadente coexiste avec des formes de vie extrêmement sombres. C’est là que le corps – ou plutôt ce qu’il en reste – d’une petite androïde amnésique est découvert par le bricoleur Daisuke Ido. Celui-ci entreprend de la réparer, et lui donne le nom de Gally. Très vite, une affection père-fille se développe entre Gally et Ido ; par ailleurs, celui-ci ne tarde pas à s’apercevoir que Gally possède des aptitudes particulièrement marquées pour le panzer kunst, un redoutable art du combat cyborg. La noirceur et la violence extrême du monde ambiant poussent Ido à renoncer à son rêve de voir en Gally une sorte d’ange au milieu de son enfer ; pour lui permettre de survivre comme de suivre la voie qu’elle se fixe, il n’aura guère d’autre choix que de doter la petite androïde d’un corps en adéquation avec ses qualités de combattante…

 

On comprend facilement en quoi le manga de Yukito Kishiro a pu intéresser James Cameron, cinéaste à l’œuvre profondément pessimiste, rompu au cinéma de science-fiction, et grand amateur de bande dessinée japonaise. Le projet d’adapter Gunnm sur grand écran est déjà ancien : la presse en parlait déjà en 2012, et à bien y regarder, l’idée est plus ancienne encore. Le projet Avatar (2009), et la réflexion sur ses suites, aura accaparé Cameron. Alita : Battle angel, déjà évoqué à l’époque dans les interviewes du cinéaste et dans diverses chroniques cinématographiques, sera resté longtemps à l’état de plans. Différentes dates de sortie auront cependant été avancées : 2017, 2018… C’est finalement en ce début 2019 que le film sort dans les salles obscures. Il est réalisé par Robert Rodriguez, spécialiste du cinéma musclé et explosif dont la carrière est liée à Cameron et à Quentin Tarantino, et à qui l’on doit déjà, entre autres, Desperado (1995), Planète Terreur (2007), et Machete (2010) – autant de fleurons d’un cinéma à la fois déjanté, décalé et extrêmement violent.

Que faut-il attendre du film, surtout dans un contexte où l’adaptation sur grand écran de Ghost in the Shell avait rencontré un succès plutôt pâle ? La rubrique cinéma de certains média – Le Point, par exemple – annonce déjà un flop financier. On en saura certainement davantage le 13 février ! Ce qui s’annonce intéressant, quoi qu’il en soit, c’est le travail purement technique réalisé sur le film. En vrai cinéaste qu’il est, James Cameron conçoit le cinéma comme un domaine d’expérimentation. Alita : Battle angel, qui s’appuie sur la technique de la motion capture, s’en veut une nouvelle preuve. En la matière, Avatar lui a ouvert la voie…

 

Crédit photo : Twentieth Century Fox

Ecrit par Jean-Marc Donnaes

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