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Angoulême : le Grand Prix récompense Rumiko Takahashi

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Au royaume des mangaka, Rumiko Takahashi jouit d’un statut privilégié. Avec ses œuvres, dont les plus célèbres sont certainement Urusei Yatsura, Maison Ikkoku et Ranma ½, elle fait parties des auteurs du genre les plus connus dans le monde entier. Au début des années 2000, elle faisait déjà partie des mangaka les mieux payés. Elle fait partie des toute premières femmes à s’illustrer dans le shônen manga – à la même époque, Ryoko Ikeda ou encore Naoko Takeuchi, elles aussi très célèbres et créatrices respectivement de Versailles No Bara et de Sailor Moon, se sont presque naturellement tournées vers le shôjo manga. Le 23 janvier dernier, Rumiko Takahashi a ajouté un nouveau titre à son palmarès : le festival de la Bande dessinée d’Angoulême vient de la distinguer pour l’ensemble de son œuvre. Le fait est rare : il n’est pas courant de voir le festival d’Angoulême récompenser des auteurs japonais. On lit en effet dans le Monde que « depuis sa création en 1974, le Grand Prix n’a été décerné qu’à un seul Japonais, Katsuhiro Otomo en 2015, et à une seule femme, Florence Cestac, en 2000 ». Femme japonaise, la mangaka vient donc de réussir une belle double performance.

Mondialement reconnue

L’œuvre de Rumiko Takahashi est très estimée par un large public qui lui est fidèle. En France, c’est par le biais du Club Dorothée que le public a découvert, il y a vingt à trente ans, ses créations phares. Celles-ci rendent compte d’un humour qui expliquent une grande part de leur succès : dans Ranma ½, qui est un peu le porte-étendard de la mangaka à travers le monde, le jeune Ranma Saotome se transforme en fille dès qu’il entre en contact avec de l’eau. Cette malédiction ouvre la porte à toutes sortes de quiproquos, de situations plus abracadabrantes les unes que les autres, d’autant que Ranma n’est pas le seul personnage de l’histoire à se transformer : d’autres se changent en panda, en chatte, en cochon… « Sa grande force, écrit en 2003 Diane Superbie dans AnimeLand au sujet de Rumiko Takahashi, est de pouvoir analyser la nature humaine, ses sentiments, ses frayeurs : elle arrive à les porter au grand jour en les tournant en dérision ». Son maître a été Kuzuo Koike, l’auteur de Crying Freeman, dont elle suivait les cours tout en étudiant à l’université. C’est lui qui lui a appris qu’un manga réussi reposait d’abord sur des personnages finement travaillés.

En outre, tout comme chez d’autres mangaka tel Akira Toriyama, les œuvres de Rumiko Takahashi – Ranma ½, Urusei Yatsura, entre autres – plongent également leurs racines dans les histoires traditionnelles et la mythologie japonaises. Ces références plus ou moins explicites à une culture ancestrale contribuent également à la richesse de son œuvre, qui méritait amplement d’être ainsi honorée.

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