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Quand des élèves français découvrent le Voyage de Chihiro…

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Dans le cadre d’un programme d’activités pédagogiques en dehors de l’école, les élèves de classes de primaire ont régulièrement accès à des séances de cinéma qui leur sont dédiées. C’est ainsi que le cinéma Ariel de Mont-Saint-Aignan a accueilli, le 28 mars dernier, plusieurs enfants de la commune scolarisés en CM1 et CM2, et projeté pour eux un chef-d’œuvre de Hayao Miyazaki, Le Voyage de Chihiro. La richesse scénaristique et visuelle de ce film produit en 2001 devait permettre ensuite un travail en classe, visant à sensibiliser les enfants à la beauté et d’une œuvre telle que celle-ci.

Chihiro dans le bain des esprits

C’est l’occasion de revenir sur ce film, que d’aucuns considèrent comme le plus beau de son auteur. De Nausicaa de la Vallée du vent (1984) au Vent se lève (2013), en passant par Mon Voisin Totoro (1988) ou Princesse Mononoke (1997), la filmographie de Hayao Miyazaki est ponctuée de chefs-d’œuvre qui ont assis sa renommée mondiale. Dans le Voyage de Chihiro (千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no kamikakushi), il y raconte le voyage initiatique d’une fillette de 10 ans. En route vers leur nouvelle maison, avec ses parents qui déménagent à la campagne, elle s’imagine devoir faire face à une vie très différente de celle qu’elle a connue en ville. En chemin, la famille se perd, s’aventurant sur un chemin de plus en plus étroit qui les conduit jusqu’à un étrange endroit abandonné en pleine forêt. Très vite, le père se fait son idée : les bâtiments qui semblent abandonnés sont sans doute ceux d’un ancien parc à thème, et la petite famille, au grand dam d'une Chihiro plutôt inquiète, entreprend de visiter les lieux.

Tandis que ses parents découvrent un restaurant en fonctionnement et commencent à s’empiffrer des plats disposés sur l’étal, Chihiro continue d’explorer l’endroit. Elle croise bientôt un jeune garçon, qui tente de la chasser violemment. Chihiro rebrousse alors chemin, et court vers ses parents… pour découvrir que ceux-ci se sont changés en porcs. La petite fille se rend compte alors de sa situation : elle  se retrouve seule, livrée à elle-même, dans cet endroit qui, lorsque la nuit tombe, commence à s’animer d’une étrange façon…

Un symbolisme omniprésent

Comme les films précédents de Miyazaki, Le Voyage de Chihiro est une plongée dans la tradition et le folklore japonais. Chihiro va comprendre que l’univers dans lequel elle est tombée est celui d’un immense établissement de bains publics, dirigé par la sorcière Yubaba (湯婆婆, littéralement « la vieille femme des bains »), animé par tout un bestiaire fantastique et fréquenté par les esprits. Chihiro y fera l’expérience de la spiritualité, y découvrira l’amitié, l’entraide, l’affirmation de soi, et y conquerra son identité.

Le film est très dense, très fort, riche d’une belle leçon de vie pour qui y est sensible. Ce qui en rend la lecture plus ardue pour un spectateur qui connaîtrait mal la culture japonaise profonde, et pour ainsi dire l’âme japonaise, c’est qu’il est très lourd d’éléments symboliques. Par exemple, Haku, le jeune garçon aux yeux bleu-vert que Chihiro rencontre très tôt dans l’histoire, a la faculté d’apparaître sous les traits d’un dragon. Chihiro découvre plus tard qu’il est en réalité l’esprit de la rivière Kohaku. Or au Japon, et plus généralement en Asie, le dragon est associé au culte de l’eau et à la couleur bleu-vert. Autre exemple : le spectateur s’interroge habituellement sur le sens symbolique de la transformation des parents de Chihiro en porcs. Figure de l’astrologie chinoise, le cochon symbolise l’abondance. Au Japon, il possède en outre la réputation d’être très lent d’esprit. Dans le film, la transformation des parents de Chihiro en cochons sanctionne leur appétit de possession matérielle (le père consomme la nourriture en abondance et sans aucun raffinement ; il se vante en outre de posséder portefeuille et cartes de crédit) qui l’emporte sur la spiritualité, à laquelle ils demeurent totalement insensibles. Ces parents matérialistes s’étaient, d’ailleurs, déjà montrés très peu regardants à l’égard des torii qu’ils ont croisés au tout début du film, ne comprenant pas qu’ils entraient dans un domaine sacré…

Beau, riche et poussant à la réflexion, le Voyage de Chihiro est une merveille qui mérite d’être redécouverte. Et vous, quel est votre Miyazaki préféré ?

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